La prévention des risques professionnels, voie principale pour améliorer les conditions de santé et de sécurité des hommes dans l'entreprise et pour réduire le plus possible le coût des accidents du travail et des maladies professionnelles, est un investissement dont il est attendu un retour à la fois aux plans humain, social et économique. Carrefour associant l'intérêt des hommes et celui des entreprises, l'œuvre de prévention requiert une politique globale cohérente édifiée et appliquée par tous les acteurs impliqués. Au-delà de l’activité “classique” de chacun des organismes qui composent la branche accidents du travail maladies professionnelles, quatre risques et trois secteurs d’activités constituent le socle de l’action de prévention de la branche pour la période 2009 2012 : - les troubles musculo-squelettiques (TMS),
- les cancers d’origine professionnelle,
- le risque routier,
- les risques psychosociaux
- trois secteurs d’activité à forte sinistralité : le BTP, la Grande Distribution et l’Intérim.
Pour la 1ère fois, des objectifs quantifiés de réduction du risque et de la sinistralité dans les secteurs concernés sont fixés. Cette mobilisation nationale de la branche AT-MP autour d’un socle commun d’actions vise à accroître l’efficacité de la gestion du risque professionnel au profit des salariés et des entreprises. A côté des actions prévues par le PNAC, d’autres actions seront mises en œuvre par les branches professionnelles, mais aussi par les caisses dans le cadre de leur plan d’action régional (PAR). Les unes et les autres se fondent sur les orientations adoptées par les CTN.
En 2008, à la demande de la CATMP, les CTN ont définis les priorités de prévention pour la ou les branches professionnelles qu’ils représentent. Parmi les 700 secteurs d’activités qu’ils couvrent, 50 priorités de prévention ont été ciblées sur des risques et des activités sur lesquels les entreprises et les acteurs de prévention devront faire porter leurs efforts pendant les 4 ans à venir. Ces 50 priorités de prévention des CTN ont aussi servi de base à l’élaboration par les caisses des plan d’actions régionaux (PAR) en concertation avec les Comités techniques régionaux (CTR) |